






| Quand Monsanto sème la terreur |
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| Écrit par Administrator | |
| 19-08-2008 | |
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Pressions sur les scientifiques, les politiques et les médias:
une enquête dévoile les méthodes du géant de l’agriculture.
Elle se dit inquiète, mais prête à aller jusqu’au bout de cette
enquête.
Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, a
pourtant l’habitude des reportages périlleux. Mais elle avoue que
celui-ci dépasse tout ce qu’elle attendait.
Le documentaire
qu’elle en a tiré, intitulé « Monsanto, une entreprise qui vous veut du
bien », fait froid dans le dos.
Rythmé comme un thriller sur la santé
publique, il fait songer au film Erin Brokovich, de Steven Soderbergh,
mais sans Julia Roberts pour tout arranger à la fin.
Leader mondial des OGM, Monsanto est à
l’origine de bien d’autres produits controversés, depuis sa création en
1901. La liste est longue. La firme est le principal producteur de PCB (le pyralène, polluant organique persistant aujourd’hui interdit et responsable de nombreuses pollutions), de l’agent orange,
herbicide utilisé pendant la guerre du Vietnam et fortement
cancérigène, et d’hormones de croissances bovine et laitière interdites
en Europe
Influence à la Maison BlancheComment l’entreprise Monsanto a-t-elle réussi à mettre sur le marché américain tant de produits, finalement interdits des années plus tard, sans que les scientifiques indépendants ne parviennent à se faire entendre, sans que les journalistes n’émettent de voix discordantes? Selon Marie-Monique Robin, la firme jouit d’une grande influence. Dans la sphère scientifique d’abord, car à l’origine de nombreux financements pour la recherche, mais aussi à la Maison Blanche, où se sont succédé d’anciens ou de futurs dirigeants de Monsanto. Monsanto a-t-elle changé? Ses OGM sont-ils
inoffensifs pour la santé? Selon l’auteur du livre « Le Monde selon
Monsanto », il est permis d’en douter. Devant notre caméra, elle
affirme que les études suffisantes n’ont jamais été menées, à cause du
« principe d’équivalence en substance », qui établit qu’un plant
transgénique est identique à un plan non modifié, et que donc, les
expériences sont inutiles.
Marie-Monique Robin donne également la parole à Robert Bellé, professeur au CNRS et à l’université Pierre et Marie Curie. Spécialisé dans la division des cellules, étudiée sur des oursins, il a testé le Roundup,
fameux désherbant commercialisé par Monsanto et utilisé par tous les
jardiniers du dimanche. Il est formel, c’est un produit cancérigène:
Mais quand Robert Bellé veut alerter l’opinion publique, sa découverte
est dénigrée, et les financements pour ses expériences disparaissent:
Or le Roundup est massivement utilisé sur les plantations, notamment en Amérique du Sud. Certains OGM,
comme le soja « round-up ready », sont les seules plantes à pousser sur
des parcelles copieusement arrosées de ce puissant désherbant. Quid des
effets sur la santé? Il faudra sans doute attendre encore quelques
années pour le savoir.
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| Dernière mise à jour : ( 19-08-2008 ) |
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